Contexte

Le projet  SOLALTER est né en 2012 de plusieurs observations.
Depuis une dizaine d’années, les partenaires de ce projet sont engagés dans l’analyse des démarches de circuits courts alimentaires liant producteurs et consommateurs. Un des résultats de ces observations souligne pourtant une certaine surreprésentation de catégories sociales supérieures qui constituent une frange assez importante de ces consommateurs en circuits courts. Observer mais aussi renforcer la dimension sociale et équitable de ces démarches importent donc aux partenaires de ce projet. Or, il apparaît que les liens entre circuits courts alimentaires et démarches de solidarités alimentaires à l’échelle du territoire restent ténus, en dépit du souhait des acteurs de terrain. 
En outre, sans remettre en question leur nécessité économique et leur efficacité logistique, les dispositifs d’aide alimentaires portés par les grandes antennes (Banque alimentaire, Secours Populaire, Croix Rouge, Restos du Cœur) peinent jusqu’ici à mobiliser les produits agricoles de leur territoire d’action, et à stabiliser la prise d’autonomie sociale et économique des bénéficiaires de leurs services : tant en partenariat avec ces grandes antennes qu’en travaillant avec des porteurs de projets plus locaux et moins institutionnalisés, il semble utile de contribuer à ces deux dimensions.